Photojournaliste

Marion Esnault

Tocopilla Centrales charbon Engie

Tocopilla est historiquement un port de pêche.

Tocopilla Centrales charbon Engie

Fernando était maire de Tocopilla, de 2012 à 2016 : « Ça m’a permis de connaître de près le fonctionnement politique des centrales à charbon. Et honnêtement, nous le sous-estimions ».

Mejillones centrales Engie_sortie pêcheurs

Avant l’implantation des usines à Mejillones, la baie regorgeait d’une immense biodiversité marine. Selon certains pêcheurs, la population marine se serait réduite à 5 % de ce qu’il y avait auparavant.

Mejillones centrales Engie_sortie pêcheurs

Un plongeur industriel qui travaille pour les entreprises énergétiques et qui souhaite rester anonyme témoigne : « Moi, le fond marin, je le vois tous les jours. Et je vois du charbon fossilisé, du charbon durci. Les crabes, au fond de la baie, ont la carapace recouverte de charbon ».

Mejillones centrales Engie_jour_1

Un nouveau quai de débarquement de charbon a été inauguré en 2017. Une des raisons pour lesquelles les centrales à charbon sont construites sur la côte est que les combustibles arrivent par la mer.

Mejillones centrales Engie_jour_1

Graciela, 67 ans, est atteinte d’un cancer du sein. Un des fléaux qui touche Mejillones est la consommation de crack. Sa fille en est décédée en 2014. Elle a élevé seule son petit-fils, Jonathan : « Ici, chacun vit sa vie. Personne ne se préoccupe vraiment de la santé des gens ».

Ramon et son voisin Total

Depuis 28 ans, Ramon cohabite avec la plus grande centrale de traitement exploitée par Total sur le territoire de San Roque, à Vaca Muerta.

Mapuche de Campo Maripe

A Vaca Muerta, la communauté Campo Maripe - du peuple originaire Mapuche - dont l’activité principale est l’élevage, a vu s’installer en deux ans 470 puits de gaz et pétrole de schiste sur le terrain où ils cultivaient le lanzerne pour nourrir les animaux. Ils ont perdu 600 hectares. Le représentant de la communauté, aussi appelé « Lonco » s’inquiète : « l’année a été très sèche et difficile. Et en plus, ils prévoient de forer 1000 puits dans les années qui viennent ».

Les gisements ne dorment jamais

A Vaca Muerta, en plein désert semi-aride de la Patagonie argentine, il ne fait jamais vraiment nuit. Aucun repos n’est laissé aux gisements.

Les tours de forage de gaz et pétrole de schiste font environ 30 mètres de haut, l’équivalent de 8 étages. Elles sont actives jour et nuit pour creuser à environ 2000 mètres de profondeur et à des centaines de mètres horizontalement. Une fois le puits foré, la roche est fracturée pour libérer les hydrocarbures de schiste. Pour forer 1 seul puits de gaz de schiste, on consomme environ 20 000m3 d’eau, ce qui représente environ 19 années de consommation d’eau pour une famille moyenne.


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